L'écore
Au moment d’affronter les grands vents de tempête, j’envisageais un retour à la pratique artistique, résolue à accueillir ce que la vie avait à m’offrir. Pour combattre la tendance à l’enfermement et le repli sur moi-même, je me suis inscrite au Certificat de création artistique dès l’automne 2022. Pendant ces deux années de parcours, j’ai compris ce que c’était que de guérir. Dorénavant, je devrai faire face aux grands questionnements, les remises en questions, l’incompréhension et le doute et poursuivre mon chemin.
Pour y parvenir, il me fallait aller à la rencontre de moi et de l’autre et partager de nouvelles expériences en commun. Saisir qui je suis, répondre positivement à mes besoins et trouver les moyens d’y parvenir. Je possédais pour objectif de concrétiser un projet qui me tenait à cœur: réaliser un espace propice à la recherche et à la création, un Grand Atelier que je nommerais l’ÉCORE.
La première résidence d’artiste sur invitation s’est tenue du 5 au 9 août dernier où j’ai eu le plaisir d’accueillir l’artiste Kim Rose Marleau, finissante au Certificat en création artistique de l’UQAR. Dans le cadre d’un projet pilote, un deuxième rendez-vous est à prévoir au début de la saison d’automne. Pour ma part, je retourne au programme EPA (Étude de la pratique artistique) pour compléter le tour de piste.
Pourquoi avoir choisi le nom de l’écore pour l’atelier?
L’idée m’est venue parce qu’il désigne un registre sur lequel sont inscrits les comptes d’un bateau pêcheur. Il peut aussi s’agir d’une pente escarpée, d’une falaise qui borde une étendue d’eau, d’une rivière, d’un ruisseau, faites de pierres, de roches, de terre et de sable.
Les images ont été prises à l’atelier d’Hélène Francoeur que je désire remercier pour son accueil chaleureux et sa complicité pour la création du logo LECORE réalisé par Guillaume Laroche.
